No time. Wondering where i’m going and what i’m doing.
Il y a peu, je me suis fixée devant le miroir et j’ai vu mes côtes là, bien saillantes et puis les grands cercles bleus sous mes yeux.
Jamais eu cette impression que ta vie tourne si vite qu’elle te glisse entre les doigts? Je voudrais avoir plein de temps, ne pas devoir intercaller mes amis entre deux rendez-vous, je voudrais souffler et je n’y arrive pas. Je me demande si malgré tout ce que je fais, j’arriverais à atteindre ces buts dont je ne veux même pas parler de peur que ça n’arrive jamais.
Par contre, ce vendredi, j’ai demandé un “stop”. J’ai déjà fait un plan (parce que je ne peux plus me laisser aller, vivre sans plans ou listes) : je veux une pédicure-manicure, aller chez le coiffeur,m’acheter un putain de soutien gorge et qu’on me foute la paix pendant une journée, moi et ma tête.
Ah! Et samedi, samedi je vois le boy ( je ne lui ai toujours pas trouvé de nom approprié pour ce blog)…c’est drôle, je ne suis pas habituée à ne me poser aucune question sur un mec. Dans ma tête, c’est clair : on se plait, on va se voir, ça va dégénérer jusqu’à sa chambre. Point barre.
Pourtant, je sens que je suis quand même une fille puisque, de temps en temps, j’ai une sorte de bulle qui s’échappe de mon cerveau et qui forme les mots : “Et si…”
Oui, et si? Et si je commence à trop l’aimer, et si j’ai des sentiments et si et si…
Puis mon cerveau se referme, je refais le vide dans ma tête et je reprends un ou deux rendez-vous de boulot pour faire taire les petites voix stupides de l’affection.
Oh mon dieu, faites que j’arrive à rester comme ça…
Picture : Druggy sleep